23/09/2008

"Sépulcre" de Kate MOSSE

 Sépulcre de K.MOSSE

SEPULCRE

de Kate MOSSE

Roman thriller - 634 pages

Editions J-C LATTES 2008

L'auteur :

Kate MOSSE

Oeuvres :

- Labyrinthe -

- Sépulcre - 2008

Le thème :

Extraits :

Mon avis :

 

"A quoi rêvent les loups ?" de Yasmina Khadra

 a quoi rêvent les loups

A quoi rêvent les loups.

de Yasmina KHADRA

roman - 274 pages

Editions JULLIARD POCKET

L'auteur :

Voir fiche sur "L'attentat"  (août 2008)

Le thème :

"Alger - fin des années 1980.

Parce que les islamistes qui recrutaient dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l'accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens ;

parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l'a conduit à s'opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ;

parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d'une violence et d'une sauvagerie incroyables, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis. "(4 ème de couverture)

Comment un jeune homme désoeuvré, rêvant de devenir acteur de cinéma, prend, malgré lui, le chemin du terrorisme.

Extraits :

  " - Tant que l'Algérien n'aura pas droit à son statut de citoyen à part enitère, tant qu'on le maintiendra au rang de badaud, tant que l'on continuera, juste pour vérifier qu'il est encore en vie, de lui crier : "Circulez, il n'y a rien à voir", nous ne bougerons pas d'ici.

     La cohue se souleva dans un tonnerre de vociférations.

    - Nous n'irons nulle part. Nous resterons ici dans la rue, de jour comme de nuit. Ils peuvent toujours nous encercler avec leurs épouvantails de CRS, nous provoquer de leurs fusils et de leur armada de pacotille, nous ne bougerons pas d'ici. Nous leur dirons que nous en avons assez de leur cirque, que nous ne marcherons plus dans leurs combines. Nous ne retournerons vaquer à nos occupations que lorsqu'ils auront compris, une fois pour toutes, que nous ne voulons plus d'eux,que nous sommes assez aguerris pour prendre notre destinée en main sans leur assistance. L'ère pécheresse est révolue.Notre terre est devenue sainte. Leur place n'est plus parmi nous. Puisqu'ils refusent d'emprunter les voies du Seigneur, qu'ils aillent donc au diable.

     Le FIS venait de décréter la désobéissance civile . "        p. 92

(...)

     "D'un autre côté, il commençait à prendre goût aux frissons exquis de la clandestinité, aux risques, à la peur qui le tenait en haleine tandis qu'il flirtait avec le péril, et au soulagement quasiement extatique qui, comme une bouffée d'opium, le submergeait de sensations fortes à l'issue de chaque mission.

     Pour la première fois de sa vie, il se découvrait, prenait conscience de son envergure, de son importance, de son utilité en tant que personne, en tant qu'être.

     Il existait enfin.

     Il comptait.

     Il était fier, convaincu qu'il contribuait à quelque ouvrage grandiose, juste et indispensable."  ....                          p. 160

(...)

     "Je me revoyais sur les lieux de l'attentat. Sur la pointe des pieds. Par à-coups. Revoyais le corps qui dégringolait sous mes balles, se relevait, (....)

     J'étais furieux contre la facilité déconcertante avec laquelle l'homme tirait sa révérence, quittait le monde par la petite porte, lui qui incarne l'image de Dieu tout-puissant.

     Je venais de découvrir, avec une extrème brutalité, qu'il n'y avait rien de plus vulnérable, de plus misérable, de moins consistant qu'un homme ...

     C'était effarant. Insoutenable. Révoltant.

     - A partir du troisième, tout rentrera dans l'ordre, me prédit Sofiane . "                                                       p. 185

Mon avis :

Un roman (ou récit romancé - ou témoignage ) , en tout cas un texte fort et très bien écrit. Une rencontre avec le peuple algérien et la violence qui bouscule leur pays et leurs idées.

J'ai hâte d'aller lire le Khadra de la rentrée littéraire.

Livresquement vôtre, septembre 2008

Où es-tu maintenant ? de Mary Higgins Clark

 

où es-tu

Où es-tu maintenant ?

de Mary HIGGINS CLARK

roman policier - 383 pages

Editions ALBIN MICHEL 2008

L'auteur :

mary

Spécialiste du roman policier et à suspense, Mary HIGGINS CLARK est née à New-York le 24 décembre 1929 d'une famille d'immigrants irlandais. Quand, en 1964, son mari meurt la laissant seule avec 5 enfants, elle commence à écrire. Son succès ne se révèle qu'après son premier roman à suspense "La maison du guet" et ne se démentira plus depuis. En 1996, elle se marie avec J.-J. Conheeney et vit actuellement dans le New-Jersey.

Oeuvres :

- La Nuit du Renard.    Grand Prix de la Littérature policière - 1980

- La Clinique du Docteur H.

- Un cri dans la nuit.

- ...

- Un jour tu verras.

- Souviens-toi.

- Ce que vivent les roses.

- ....

- Deux petites filles en bleu.

- Cette chanson que je n'oublierai jamais .

- Où es-tu maintenant ?

On compte près de 30 romans + quelques-uns en collaboration avec sa fille Carol HIGGINS CLARK.

Le thème :

Mack a disparu depuis 10 ans mais il téléphone à sa mère chaque année pour la fête des mères. Sa soeur cadette décide de le retrouver coûte que coûte afin que sa mère et elle puissent tirer un trait sur ce drame et enfin retrouver un peu de sérénité.

L'extrait :

Mon avis :

Les romans policiers et à suspense ne sont pas mes lectures favorites et Mary HIGGINS CLARK n'est pas la meillleure du genre à mon avis mais la lecture de ses romans est facile. Elle entretient le suspense en enmêlant d'abord le lecteur dans un réseau de fils qu'elle démêle ensuite avec patience et succès.

Bonne distraction.

Livresquement vôtre, ce  septembre 2008

17/09/2008

Les arbres se taisent de Francine BURLAUD

 

Les arbres se taisent

 

Les arbres se taisent

Francine BURLAUD

premier roman - 191 pages

Edition PLEINE PAGE

L'auteur :

Francine Burlaud

 

Francine BURLAUD est née au Malawi (Afrique) où elle a vécu une quinzaine d'années.

Agrégée de Lettres, elle enseigne et vit à Bordeaux.

Le thème :

"La Mélinière", un château du sud-ouest de la France, tenu, géré par des femmes.

- la châtelaine, qui y reçoit chaque été ses amis huppés et argentés

- sa fille, qui essaie de le rénover

- la vieille servante russe qui ne les quitte pas

Arrive Juliette Auriac. L'amie ?

Des hommes, souvent douteux, entourent ces quatre femmes. Qui sont-ils ? Quel rôle jouent-ils dans leur vie ?

Juliette et ses deux petites filles sont invitées à passer le weekend au château.

Juliette est retrouvée morte au pied de l'escalier intérieur d'une tour dégradée par le temps et pourtant condamnée. Crime ou suicide ?

L'extrait :

     (...)"Autour de la piscine, je l'écoutais parler de l'Afrique qu'il découvrait. Il observait les choses avec une franchise décomplexée : comme il ne devait rien à l'Afrique, il pouvait l'aimer et la rejeter avec une simplicité qui m'était interdite. Il prenait ce qu'elle offrait, l'accueillait avec une simplicité dont j'étais incapable. Aucun regret, aucun souvenir, aucune blessure ne faisait écran entre la réalité et lui. Le peu qu'il vit et sentit ces trois semaines-là, il le vécut avec une sérénité avide.

     Son regard interrogeait le mien. Il me posait des questions, je lui racontai mon Afrique, celle de mon enfance de petite-fille de colons. J'étais née avec les décolonialisations, j'avais vu les choses s'effondrer d'abord, se reconstruire ensuite, très vite, au bénéfice des mêmes et de quelques nouveaux, plus avides encore. J'avais été élevée après la décolonialisation comme une enfant de colons, dans une vie séparée de cette Afrique où ma couleur de peau et notre argent m'y donnaient des droits, sans jamais m'y faire sentir chez moi.

     L'époque la plus heureuse de mon enfance africaine correspondait à la plus chaotique de mon existence là-bas, qui précéda immédiatement mon retour en France. "                   p. 96

Mon avis :

Un petit roman entre le SO de la France et l'Afrique dans lequel Francine Burlaud entretient le souffle et le suspense.Trois parties qui nous amènent peu à peu à un dénouement inattendu. Petit roman noir où la psychologie des personnages complexes et les dénouements des situations sont décrits avec soin et finesse. 

Un premier roman bien maîtrisé et très prometteur.

Livresquement vôtre, ce mercredi 17 septembre 2008.

La main de Dieu de Yasmine CHAR

 

La main de Dieu - Y. Char

 

La main de Dieu

de Yasmine CHAR

premier roman - 97 pages

Editions NRF Gallimard 2008

L'auteur :

Yasmine CHAR est née à Beyrouth en 1963 d'un père libanais et d'une mère française. Elle a vécu 25 ans au Liban. Après des études de Lettres, elle s'investit dans des missions humanitaires et voyage.
Elle vit en Suisse depuis 12 ans.

Ses oeuvres :

- "Souviens-toi de m'oublier" - 2001 - théâtre

- "A deux doigts" - 2004 - guide

- "La main de Dieu" - 2008

Yasmine Char

Le thème :

Une jeune fille en robe verte court dans les ruines, le long de la ligne de démarcation. Le Liban est en guerre. Sa mère, Française, est partie sans laisser d'adresse. Elle vit avec son père, dans la famille musulmane, tiraillée entre deux cultures. Une petite "sauvageonne" qui, dans les ruines, se jette dans les bras d'un étranger, découvre l'amour et apprend le maniement des armes.

"C'est l'histoire d'une adolescente qui tombe et qui se relève toujours."

L'extrait :

     "La guerre a été longue. Elle a duré quinze ans. J'avais huit ans lorsqu'elle a commencé. Les gens ne pensaient pas qu'elle allait durer aussi longtemps. S'ils avaient su, ils seraient tous partis. Ils croyaient que les cessez-le-feu allaient faire cesser cette guerre. Ils croyaient encore ce qu'on leur disait. Durant les périodes d'accalmie, la population effaçait les traces de combats. Les trous des immeubles étaient rebouchés, les rideaux de fer des commerces remplacés. Et puis j'ai eu douze ans. Je suis devenue une jeune fille dans la guerre. Dans le sang de la guerre, sur une bande de terre devenue trop étroite.. Au sud des envahisseurs, au nord des envahisseurs, et nous les habitants pris en otages. Et puis j'ai eu treize ans, quatorze ans, quinze ans, tout ce temps à espérer pour rien. A prier pour que les forts viennent à notre secours. Les forts pour punir les envahisseurs et rendre leur place aux plus faibles, à la souveraineté. A ce stade, la vérité nous apparaît. La certitude que la guerre ira jusqu'au bout de ce qu'elle doit accomplir, sans limites de temps. C'est une évidence qui nous écrase. L'espoir est abandonné, ruinés les essais de reconstruire. Nous devenons des survivants et le Liban le lieu des règlements de comptes. "    p.63

Mon avis :