01/10/2008

"Le fait du prince" de Amélie NOTHOMB

Le fait du prince

Le fait du prince

de Amélie NOTHOMB

roman - 170 pages

Editions ALBIN MICHEL

L'auteur :

Amélie Nothomb

Ses oeuvres :

Le thème :

L'extrait :

     "Elle me tendit la main pour m'inviter à vérifier l'immensité de son stock de champagne. Cette situation était trop belle pour être vraie. Je mis ma main dans la sienne, qui se révéla douce à périr.

     Elle me conduisit au sous-sol, constitué de plusieurs pièces spacieuses et remplies de caisses au contenu mystérieux. Il flottait cette odeur que j'aime entre toutes, composée d'un mélange de moisissures délicates, de poussière ancienne, d'obscurité et de secret : une odeur de cave. J'en aurais pleuré.

     - Ce n'est pas ce qui nous intéresse, dit Sigrid, mais voici la chambre froide."          p.58

Mon avis :

Toujours pareille à elle-même, Amélie Nothomb nous emmène dans les méandres de l'imagination pure avec un style qui lui est totalement personnel. Seule la chute m'a un peu déçue, je m'attendais à mieux de sa part. Et, fait important pour moi, je n'ai pas eu besoin du dictionnaire pour vérifier des mots incompris, ce qui casse tout le rythme de la lecture ...

Livresquement vôtre,

 

Commentaires

Bonjour,
Bravo pour votre blog, très intéressant.
Une question : Combien lisez-vous de livres chaque année.
Gérard

Écrit par : glegat | 02/10/2008

Un prince "qu'on sort" pour une princesse de la littérature Un prince ne doit pas être jugé sur ces faits ? Baptiste Bordave, le héros du livre, non plus ? Le titre laisse le lecteur perplexe. Pour découvrir l’astuce… Au fait, il suffit de lire ce court roman de cent septante pages, noblesse oblige !
Septembre voit le retour d’Amélie Nothomb à la vitrine du libraire, au petit écran, à la radio. Mais on ne se lasse pas de ce plaisir car lire son nouveau roman est chaque fois un heureux premier moment esthétique.
L’imagination bouillonnante d’Amélie Nothomb s’épanche merveilleusement dans ce nouveau roman. Comme toujours, il y a quelques réminiscences autobiographiques comme ses goûts pour le champagne (mais qui rejette ce breuvage ?), ses « je t’aime, mon non plus » à propos des musées et de l’art contemporain (qu’elle adore). Mais elle se lâche dans une intrigue digne d’un polar où les bons sentiments sont secoués, voire, avec inversion des valeurs. Toutefois, chacun se verrait bien dans la peau de cet obscur Baptiste Bordave métamorphosé en Olaf Sildur, un Suédois à la vie éclatante autant que dangereuse.
A chaque nouveau roman d’Amélie Nothomb, le lecteur s’attend à trouver, ici ou là, un mot de vocabulaire idoine mais réclamant la consultation du dictionnaire. Rien de pareil dans Le fait du prince. Au contraire, assez bizarrement, là où l’on trouverait, pour une bonne concordance des temps, un subjonctif plus-que-parfait, c’est un subjonctif passé qui naît sous sa plume, par ailleurs correct puisqu’il est permis d’employer un subjonctif présent pour un imparfait, un subjonctif passé pour un plus-que-parfait. « Il concevait que je l’aie oublié lui, mais il était certain que je me rappelais ce vin ». Comme dans chacun de ses romans, la lecture du livre est d’autant plus claire à suivre que la progression de l’intrigue est linéaire mais avec quelques pirouettes qui surprennent agréablement.

Écrit par : didier | 12/10/2008

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