01/10/2008

"Le huitième prophète" de Franz-Olivier Giesbert

Le huitième prophète

OU

Les aventuresextraordinaires d'Amros le Celte

de Franz-Olivier GIESBERT

roman - 259 pages

Editions GALLIMARD NRF

L'auteur :

Franz-Olivier GIESBERT

Ses oeuvres :

Le thème :

     "Mari de la belle Aure et homme à tout faire du roi Zoris, Amros le Celte est un esprit curieux et un guerrier puissant. La destruction du royaumes des Chênes noirs par d'autres barbares puis sa capture par les Grecs vont lui ouvrir le monde, à une époque où, le fait est peu connu, sept sages, philosophes ou prophètes, surgissentsur diffét-rents continents, en disant à peu près les mêmes choses :Pythagore, Zarathoustra,Confucius, Lao-Tseu, Bouddha, Zacharie, Héraclite.

   C'est auprès d'eux, parfois contre eux, ou malgré eux, qu'au terme d'une odyssée picaresque autant qu'intectuelle Amros, nouveau Candide, finira par comprendre qui est le huitième prophète. "   (4 ème de couverture)

L'extrait :

     "Aure était la preuve qu'il n'y avait pas de beauté sans défaut : une de ses incisives du haut était ébréchée. Cette dent cassée ravissait Amros.

     Il aimait aussi le grain de beauté avec ses pétales noirs et avec ses deux ou trois poils en guise de pistil, qui fleurissait à la naissance de son cou.

Elle partageait son homme avec le monarque et acceptait la situation avec des sentiments mêlés, une certaine honte mais aussi la fierté de se sacrifier pour le royaume. Zoris ne supportait pas de dormir seul.Sa pauvre épouse, une grande chose maigre et jaune, avec des orbites marron, avait été reléguée dans une annexe du palais, avec ses huit enfants. Depuis longtemps, elle avait le regard des gens qui vont bientôt mourir. Sauf qu'elle ne mourait pas ."   p.25 

Mon avis :

A part la découverte des moeurs et des coutumes antiques des peuples rencontrés sur les divers continents, la pensée et le mode de vie des philosophes et des prophètes de ces temps reculés, ce roman (qu'on peut qualifier de conte philosophique) ne m'a pas emballée du tout. Je l'ai pourtant poursuivi jusqu'au bout, par curiosité. Au fil des pages, mon avis n'a pas changé. F-O Giesbert est avant tout un journaliste.

Un autre avis que le mien :

Les raisons d'un succès

Giesbert est son prophète

Par Grégoire Leménager

A mi-chemin de l'épopée et du conte philosophique, FOG rend visite aux plus grands sages de l'Antiquité

Tout est parti d'un «choc»: au VIème siècle avant notre ère, Zarathoustra, Héraclite et Bouddha, mais encore Confucius, Pythagore et Zacharie auraient (presque) pu se rencontrer. Excusez du peu. Et admettez que l'idée d'embarquer tout ce beau monde dans un même livre avait de quoi intimider. Mais pas Franz-Olivier Giesbert. Sans complexe ni excès de scrupules historiques, il s'est lancé, en conteur, dans un insolite roman de toge et d'épée, plein de bruits et de sueur, centré sur l'odyssée d'un aventurier celte «affligé d'une curiosité maladive». Depuis son enfance, il a toujours eu cette vocation: devenir «chercheur de vérité».

J Sassier Gallimard

Né en 1949, Franz-Olivier Giesbert est directeur du "Point", présentateur de "Chez FOG" sur France 5, et auteur à succès grâce à ses romans et essais: "la Tragédie du président" s'est vendu à 450.000 exemplaires en 2006, et "le Huitième prophète" a été tiré à 50.000.

Faut-il y voir un autoportrait fantasmé du directeur du «Point»? On laissera aux perfides le soin de démêler ce que doit à l'auteur ce personnage de vaillant moustachu, à la fois épris d'absolu et rompu à tous les caprices des puissants. Car la figure du journaliste s'efface bientôt sous le flot d'images guerrières et d'odeurs fétides charriées ici par l'auteur de «la Souille». Un univers de prédateurs s'anime, où la frontière entre homme et animal n'est pas toujours claire. Où passe-t-elle? Ce sera l'un des grands sujets du «Huitième Prophète».

D'emblée, la mort plane. Dans un petit royaume gouverné par «une bourrique, gonflée de graisse et de vanité», il est question de relancer les sacrifices humains. Des Barbares attaquent. Amros le Celte fuit; il sent «l'urine de lapin». Devenu l'esclave d'un Athénien, il part sur les traces d'Isocrate et d'une mystérieuse pierre de vérité. Pur prétexte, au fond. L'essentiel pour Giesbert, c'est de nous entraîner de Grèce en Chine, via l'Egypte, la Perse, la vallée du Gange et la ville de Jérusalem, dans la quête initiatique d'un héros qui collectionne les oreilles de ses nombreux ennemis, rencontre au pas de course les plus grands sages de son temps et assiste à un «congrès des prophètes» particulièrement farfelu où débattent Lao-tseu, Confucius et Vardhamana.

On devine par là que l'humour n'est pas absent de cette épopée, qui oscille entre «la Guerre du feu» et Astérix chez les philosophes, en distillant ses aphorismes plus ou moins réversibles («Toutes les vérités sont des mensonges, mais tous les mensonges ne sont pas des vérités»). Plutôt que de chercher une profondeur spirituelle à laquelle ce conte ne prétend pas, mieux vaut donc prendre comme un avis au lecteur ce résumé d'Héraclite: «Quand on ne sait pas rire, c'est qu'on n'a rien compris.»

G.L

 

Livresquement vôtre,

23:00 Écrit par Mamylectrice dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : giesbert franz-olivier - roman - |  Facebook |

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