14/10/2008

"Coquelicots Varsovie" de Huguette Hérin-Travers

coquelicots

Coquelicots Varsovie

de Huguette HERIN-TRAVERS

premier roman - 221 pages

Editions CENOMANE 2007

L'auteur :

Huguette

Née en 1939, Huguette Hérin-Travers a d'abord publié de la poésie.

L'oeuvre :

- Incrustations - 1993

- Aux calendes bleues - 1994

- Le feu indigo - 1996

- Le blues du pain - 2002

L'extrait :

     "Lydie rêve de voyages, de retours vers des villes escarpées, ravinées de ruelles, rêve de retrouver une rue particulière de Constantine ou de Lisbonne, de revenir à Assouan. Elle avait ramené une photo qui montrait Solange en flou sur le côté, alors que les détails et les amphores de la ruelle apparaissaient totalement distincts. Il faudrait la retrouver cette photo, et puis sans réservation, aller vers d'autres villes : Tanger, Aden, Irkousk ... Tien d'impossible, et pourtant elle n'a pas tout exploré de l'Aubrac, des Cévennes ou d'autres lieux qui l'apaisent inexplicablement. Partir, un peu. Où ?

     Voyager, c'est reveir. Se souvenir, pour inventer autre chose. Sauf que, dorénavant elle s'émeut de tous ces accents lointains, paroles d'exils, de victimes, paroles de souffrances, de coupures sèches, de tant de désemparés. Cela lui rappelle les errances de Simon le Polonais."               p. 95

Le thème :

"Le texte - qu'on devine d'essence autobiographique - alterne deux voix : celle de l'auteur racontant Lydie adulte, et celle de Lydie retrouvant sa parole d'enfant. Huguette Hérin a les mots, réalistes et forts, pour parler de la cruauté ordinaire. Elle conte la difficulté d'être au monde lorsqu'on n'y a pas été accueilli. « Ce n'est pas une totale autobiographie, c'est un roman. Avec une énigme pour laquelle les lecteurs n'ont pas tous la même réponse et dont la lecture peut se faire par plusieurs chemins », explique celle qui attend avec espoir de figurer dans la sélection définitive ."

Mon avis :

J'ai eu de la difficulté à entrer dans ce premier roman mais j'y ai trouvé de si belles pages que je l'ai lu jusqu'au bout. Derrière le fouillis apparent, on devine la recherche des souvenirs qui ne se fait jamais de façon linéaire d'ailleurs.

Un bémol quand même ...

Livresquement vôtre,

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